Rencontre exclusive avec Réda Allali

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En début d’après midi, Réda Allali, chanteur du groupe HHS (Hoba Hoba Spirit) et journaliste au journal TelQuel dans la chronique “Zakaria Boualam” est venu nous raconter l’histoire de sa vie. Il commence tout d’abord à préciser qu’il a effectué des études d’ingénieurie et qu’il est passé au journalisme puis à la chanson. De plus, il a choisi l’alias de Zakaria Boualam car ” Boualam” signifie celui qui a un drapeau et “Zakaria ” lui paraissait ne pas être trop classe et ne pas représenter un prénom de pauvre. En clair, Zakaria Boualam est un “couple” nom/prénom moyen ou lambda, du marocain tranquille qui vit à Guercif -à l’est du Maroc- Réda Allali croyait que cette ville était pourrie car il ne s’y passait rien, il a compris que s’il voulait que les marocains aient moins de préjugés sur Guercif, il fallait qu’il montre que dans cette ville même si elle est à la dérive, les gens qui y vivent réfléchissent.

Par ailleurs, il affirme que le Maroc est un monde non seulement schizophrène mais de multi-frène. Les individus ont des valeurs qui ne sont pas en accord avec le système. Les citoyens marocains ne se sentent pas citoyens car ils ne se connaissent pas eux-mêmes et mettent au devant de la scène leur mécontentement politique dû à la structure des partis politiques actuels. Le système ne définit pas précisément ce qu’est un marocain. Au Maroc, Réda Allali arrive à trouver tous les numéros de personnalités qu’il désire car ayant un réseau social et un carnet d’adresse bien remplis, il possède les contacts qui lui permettent d’obtenir ce qu’il veut. Si la personnalité (qui l’est car elle a un poste de ministre ou autre) concernée refuse de dialoguer avec ce journaliste, il va de suite écrire au début de son article ” Ce mec n’a pas voulu nous parler”. Concernant la langue arabe, Allali estime qu’il faut faire une démarche individuelle pour se (re)forger une identité mélangée de tout ce qui émane des milieux que l’on côtoit. Le chanteur n’oublie pas de rajouter que sa patrie repésente le lieu où il est le mieux assis. L’hymne nationale pour Z.Boualam est très utile uniquement quand il se rend à un match de foot. Il ignore le sens des termes de l’hymne. 
Lorsqu’il veut se rendre curieux, Boualam interroge ses voisins qui eux aussi chantent l’hymne sans en connaître le sens. D’un autre côté, Allali est journaliste à TelQuel qui ne regroupe qu’un seul journaliste de formation de journaliste (Driss Bennani) sur 10. Les neuf autres désormais journalistes ont suivi un autre cursus professionnel dont Allali fait parti.
Allali, au final, comme il se décrit lui-même, ne fait parti d’aucun tout, seulement du “Tout Marocain”. Il travaille tout le temps car il doit être en mesure de pondre chaque semaine sa chronique. Il constate que dans le métier de journaliste, vie privée et vie professionnelle s’entrecroisent le plus souvent. Derrière le discours de Allali, d’autres critères rentrent en compte. Sa détermination et sa spontanéité sont le résultat ou le produit de quelque chose que lui seul est capable de connaître. 

Quelques liens:
http://www.hobahobaspirit.com
http://www.telquel-online.com

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