Conférence de Presse | Chambre Nationale des Producteurs de Films

CONFÉRENCE DE PRESSE

DU 23/4/2012 – 17 H

Le B.E de la CNPF a organisé une conférence de presse, le lundi 23 avril 2012 à 17 h à La Bibliothèque nationale de Rabat.
Mr Tazi a présenté les raisons et les conditions qui ont amené la création de notre nouvelle chambre, ainsi que ses principaux objectifs et orientations, surtout la défense de la profession et la garantie de la continuité, de la diversité et de la richesse de la production nationale, la liberté d’expression. Il a aussi mis l’accent sur le fait que la promotion du cinéma national, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur devient une nécessité impérieuse. 
S’en est suivi une série d’interventions :
1 – Mr Youssef Fadel a souligné que la nécessité d’une solidarité professionnelle plus active et plus agissante a été l’un des facteurs principaux dans la création de la CNPF.
2 – Mr Driss Chouika a rappelé qu’il est primordial de placer le film à sa juste valeur socioculturelle et de considérer le cinéma, non pas seulement comme une industrie et un commerce, mais surtout comme un produit culturel jouant un rôle important dans le processus de développement de notre pays.
3 – Mr Mohamed Mouftakir a mis en valeur le rôle important des cinéastes qui ont leur mot à dire et une place importante dans notre culture. Il a aussi précisé que le dialogue avec les différents intervenants dans le secteur audiovisuel contribue à donner un nouveau souffle au cinéma national.
4 – Mr Mohamed Karrat a affirmé le fait que la CNPF contribue à créer une dynamique nouvelle dans le domaine cinématographique et audiovisuel. Elle contribue à identifier les problèmes et proposer des solutions.
5 – Mr Tazi a précisé que la CNPF a opté pour un mode de fonctionnement basé sur les principes de démocratie et de transparence, grâce à l’instauration d’une gestion collective et collégiale des instances de la chambre.
6 – Mr Fouad Souiba a apprécié l’apport audacieux de la CNPF qui a consisté à la réhabilitation des jeunes cinéastes en accueillant, pour la première fois, une bonne partie d’entre eux. Il est essentiel de faire participer les jeunes, et a rappelé à ce propos que c’est l’union des jeunes cinéastes des années 70 qui a abouti à la création du Fonds d’Aide en 1980. Il s’est ensuite demandé si la création de deux nouvelles associations n’aboutisse à une division dans les rangs des cinéastes et l’affaiblissement de leur camp.
7 – Mr Driss Chouika a rappelé que la création de la CNPF n’a pas été une réaction concurrentielle à l’encontre de l’ancienne chambre, mais une réponse à la nécessité de dépasser une situation de sclérose et re-dynamiser la défense des intérêts collectifs de la profession. Elle répond également au besoin de plus en plus ressenti de défendre la liberté d’expression et de création, et de replacer le cinéma au cœur du processus de développement socio économique et culturel du pays face au discours qui tend à le considérer comme un sous-produit de simple divertissement.
8 – Mr Tazi a tenu à préciser que La CNPF et l’URAM (Union des Ralisateurs Auteurs Marocains) sont deux entités professionnelles complémentaires et non concurrentielles.
9 – Mr Arab Issiali a attiré l’attention sur des points jugés importants :
La formation professionnelle dont le rôle est primordial.
La promotion de la culture cinématographique.
L’encouragement des jeunes qui représentent la relève.
Dans un contexte général, il faut défendre l’identité marocaine dans toute sa richesse, sa diversité et ses spécificités ; et plus particulièrement, il faut pouvoir aboutir à un certain équilibre production/consommation d’images, autrement produire et diffuser majoritairement nos propres images.
Mr Arab Issiali a ensuite relevé la qualité de communication au sein de la CNPF et a vivement souhaité sa continuité.
10 – Mr Brahim Ighlane a affirmé que la création de la CNPF est venue à point nommé pour pallier au manque du dialogue dans le domaine du cinéma marocain. Il a aussi évoqué le contexte que vit actuellement le pays et un certain discours en vogue parlant notamment d’un « cinéma propre ». Le cinéma est un et indivisible. Il est libre ou n’est pas ; par conséquent, il faut défendre la liberté d’expression et de création.
Les cinéastes vivent des problèmes objectifs et subjectifs auxquelles la CNPF doit pouvoir faire face pour y remédier en cherchant des solutions adéquates.
Il a ensuite confirmé que la Bibliothèque nationale est disposée à établir une convention d’un partenariat privilégié avec la CNPF dans le cadre de la recherche et de l’animation cinématographique.
11 – Mr Abdelilah El Jaouhary a évoqué le contexte actuel du secteur audiovisuel avec les nouveaux cahiers des charges et s’est demandé si la CNPF a une position face à cela.
12 – Mr Youssef Fadel a précisé que le B.E de la CNPF est en train de préparer une stratégie globale avec des orientations et des positions claires et précises dans ce domaine.
13 – Mr Abderrahmane Tazi a précisé, en ce qui concerne les cahiers des charges des chaînes nationales, que la chambre a relevé un certain nombre de points positifs qui sont clairement dans l’intérêt des professionnels, surtout en terme des quotas des productions en externe et la plus grande transparence dans le choix des projets. Mais il y a des craintes en ce qui concerne la liberté d’expression.
14 – Mr Mohamed Mouftakir a précisé que la CNPF est encore en phase de constitution. Donc encore dans une étape d’expectative et de débats, qui aboutiront à la fin à des prises de position claires et définies.
15 – Mr Abdelhak Raihani, journaliste à Al Ittihad Al Ichtiraqi, a évoqué les récents glissements qui tendent à limiter la liberté d’expression et s’est demandé sur la position de la chambre face à cette régression, et en général face aux défis de l’étape actuelle.
16 – Mr Mohamed Mouftakir a tenu a rappeler que l’Art va de pair avec la liberté d’expression, et que par conséquent, il ne peut y avoir de création sans liberté d’expression.
17 – Mr Lahcen Zinoun a parlé de la nécessité de la promotion des films dans les télévisions nationales, à l’instar de ce qui se passe dans toutes les télévisions du monde, surtout les chaînes du service public. Les télés doivent informer et sensibiliser les spectateurs avant la sortir de chaque film marocain.
18 – Mme Mariam Ait Belhoucine a affirmé que dans tous les cas de figure, les cinéastes sont dans l’obligation d’aller au-delà des tabous et des interdits malgré les coups qu’ils peuvent recevoir.
19 – Mr Fouad Souiba a enfin évoqué la nécessité de mettre au point une stratégie et un plan précis pour développer le secteur sur des bases solides. Il a invité à s’attaquer aux principales priorités : la réhabilitation et la numérisation des salles de cinéma, la promotion et la défense des droits d’auteur, essentiels à une bonne gestion du secteur. Il a également invité à réserver la prochaine journée nationale du cinéma du 16 octobre à un débat sur le thème de la promotion du film marocain. 
Sur ce, Mr le Président a levé la séance.
Le Secrétaire Général
Driss CHOUIKA

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