Lauréat de l’Université Al Akhawayn: Reda Dalil remporter le 5e prix de la Mamounia, avec son roman « Le Job »

Reda Dalil prix Mamounia
© Copyright : Brahim Taougar – Le360

Reda Dalil, rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Temps, vient de remporter le 5e prix de la Mamounia, avec son roman « Le Job ». Par le couronnement de ce travail achevé, le Prix de la Mamounia sort des maladies infantiles et se distingue enfin par la reconnaissance d’un livre fait pour être lu.


Reda Dalil, jeune rédacteur en chef de l’hebdomadaire Le Temps, vient de remporter le 5e prix de la Mamounia, avec son roman « Le Job ». Le thème du roman est toutefois secondaire dans le plaisir que donne cet ouvrage rafraichissant. La trame c’est l’histoire d’un jeune cadre, sans fortune familiale, qui se retrouve au chômage à Casablanca. Dalil a hésité à le nommer « On vous rappellera ! », le cri du cœur des recruteurs. Loin de minimiser l’impact d’un licenciement, le fond de ce livre est celui d’une « histoire », d’une vraie histoire. Par le couronnement de ce travail achevé, le Prix de la Mamounia sort des maladies infantiles et se distingue enfin par la reconnaissance d’un livre fait pour être lu. Fini les romans intimistes, le traitement des névroses par l’écriture et le parisianisme à outrance. Dalil est journaliste, il sait que son travail pour le lecteur est un mélange de 50% d’information, 50% de divertissement.
Christine Orban, la présidente du jury a insisté sur la très forte crédibilité des personnages de Reda Dalil. C’est le point fort de ce roman, concret, grand public, fait pour être lu, « autant par la concierge que par la propriétaire du loft au dernier étage », nous confie Douglas Kennedy.
Finie la “hogra littéraire”
Le roman de Dalil est un travail concret ; comme dans une broderie de la créatrice Fadila El Gadi, les fils de l’intrigue se croisent et se recroisent et s’entrecroisent. C’est un thriller sans cadavre, c’est Madame Bovary sans suicide, c’est Maupassant boulevard d’Anfa. Pas d’état d’âme, pas de théorie dans ce premier roman. Reda Dalil nous dit suivre les principes des auteurs américains qu’il lit depuis l’âge de douze ans, Brett Easton Ellis, Jay Mc Inerney, Douglas Kennedy, John Grisham, dont la devise collective est « show, don’t tell ! » (montre, ne raconte pas!).
Plusieurs décennies après Driss Chraibi, avec « Le Job », Reda Dalil ouvre enfin la voie du roman marocain au monde. Finie la « hogra » littérature, fini le misérabilisme comme seule source inspiration d’écriture, fini le complexe post-colonial d’auteurs déchirés entre je ne sais combien de cultures, finis les oukases des critiques littéraires nourris d’un gauchisme suranné. Un livre est fait pour être écrit, vendu et lu. Le reste, c’est de la philosophie. Reda Dalil a salué le talent de son éditrice, Layla Chaouni, la patronne des éditions Le Fennec, dont la patience, depuis des décennies, sait faire émerger des auteurs de talent. Nos vœux vont à Reda Dalil, souhaitant que ce succès, inattendu pour un premier roman, lui impose une égale qualité pour son deuxième roman, qu’il achève actuellement.
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