La face cachée de David Bowie, businessman hors pair: voici le système inventé par le chanteur pour faire fructifier ses droits d’auteurs

Publié le 12 janvier 2016 à 12h12   |  1309  |  Lien

La face cachée de David Bowie, businessman hors pair: voici le système inventé par le chanteur pour faire fructifier ses droits d'auteurs

LE CHIFFRE ÉCO DU JOUR: 140 MILLIONS ENVIRON

On ne sait pas exactement combien de disques David Bowie a vendu dans sa carrière. L’entourage du chanteur parle de 140 millions d’albums vendus sur toute sa carrière. Ce qui est bien, mais pas comparable aux plus grands, notamment car il a mis près de 20 années à véritablement percer.

Dans sa rubrique BEL RTL Ec, Bruno Wattenbergh revient sur David Bowie et dévoile un aspect moins connu de son histoire: celui de business man averti.

David Bowie était non seulement un chanteur innovant, ce que l’on sait moins, c’est qu’il innovait aussi dans les affaires et même dans la finance. Le Financial Times a d’ailleurs publié hier tout un article sur ce qu’il a apporté à son secteur. Il a même donné son nom à un mécanisme financier, ce seront les “Bowie Bonds”.


Il innove en droits d’auteurs en obligations

David Bowie en 1997 et avec l’aide d’un banquier newyorkais va innover en transformant ses futurs droits d’auteurs en obligations. Il va dire aux investisseurs, donnez moi une somme d’argent, garantie par les titres de mes chansons d’avant 1990, soit près de 300 titres, en échange, d’un taux d’intérêt supérieur aux taux d’intérêt du marché. C’est ce qu’on appelle la titrisation. David Bowie peut se le permettre car ses disques se vendent très bien, mais aussi parce qu’il est à la fois compositeur et auteur de beaucoup de ses titres. Ce qui lui permet de toucher des droits d’auteur lorsque ses chansons sont exploitées pour un film ou une publicité.

On parle de montants importants à l’époque

De 55 millions de dollars de l’époque. David Bowie promet à ses futurs créanciers rendement annuel de 7,9% pendant 10 ans, soit 1,5% de plus de la dette américaine, placement de référence des pères de famille américains. Grâce à un million de disques vendus par an, l’agence de notation Moody’s lui offre même un Triple A. Et juste pour vous donner une idée de ce que valaient ces royalties, Bowie, pour rembourser cet emprunt a dû verser environ 8,1 millions de dollars par an.

L’objectif de David Bowie: protéger ses héritiers en cas de décès

Le chanteur a expliqué qu’il voulait permettre à ses héritiers de payer d’éventuels droits de succession en cas de décès. Un autre scenario serait que cet argent lui a permis de racheter les droits de certaines de ses anciennes chansons qui étaient détenus par un ancien manager.

Et on peut qualifier David Bowie d’innovant car son mécanisme est adopté par d’autres stars du show business. La Motown Company, va titriser les droits d’auteur de trois auteurs de tubes des années 60 et 70 ; James Brown, Rod Stewart ou encore Iron Maiden vont utiliser la même procédure pour avoir du cash. David Bowie est donc plus qu’un chanteur original, c’est aussi un innovateur financier.

Et puis, il y a David Bowie entrepreneur

Il a été le premier grand artiste à proposer un single en téléchargement (“Telling lies”). Un des premiers artistes à lancer son site web, il devient aussi fournisseur d’accès et de services internet et lance même une banque en ligne.

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