Etats-Unis. La chute de la maison Bush

Jeb Bush, le 16 février 2016, à Beaufort, en Caroline du Sud. PHOTO AFP/ SPENCER PLATT / GETTY IMAGES NORTH AMERICA

Le retrait de Jeb Bush de la campagne républicaine semble signer la fin d’une grande dynastie de la vie politique américaine.

“La dynastie s’est éteinte sans tambour ni trompette”, observe, sur un ton goguenard, la chroniqueuse du New York Times Maureen Dowd.

Jeb Bush, fils et frère de deux présidents, a jeté l’éponge samedi 20 février après une campagne ratée pour l’investiture républicaine. Son abandon signe pour la presse américaine la fin d’une époque. “Le parti de Prescott Bush [homme d’affaires et sénateur], de George Bush et de George W. Bush est devenu, pour le moment, le parti de Donald Trump”, constatait le soir même le quotidien new-yorkais.

L’autre grande surprise de 2016

Plusieurs articles reviennent en détail sur “la chute de la maison Bush”, comme le titre The Washington Post, ou encore sur “un échec à 150 millions de dollars”, selon l’accroche choisie par Politico. L’ancien gouverneur de Floride faisait en effet figure de favori il y a quelques mois, après une campagne de levée de fonds impressionnante, rappelle USA Today. Son échec est “la plus grande surprise de la campagne présidentielle de 2016, après le succès stupéfiant de Donald Trump”.

Le milliardaire aura été la bête noire de Jeb Bush, souligne Maureen Dowd, du New York Times.  Trump a en effet dépeint Bush

“comme un candidat ‘à basse énergie’ avec un point d’exclamation flétri [celui de son slogan “Jeb!”], qui avait désespérément besoin d’une injection de testostérone ; comme l’enfant trop tendre d’un monde privilégié, qui devait compter sur les amis de papa pour l’argent et sur la présence de maman pour lui donner un coup de pouce dans ses meetings, alors même qu’il craignait d’utiliser son nom de famille sur ses affiches de campagne.”

“Assez de Bush”

“Nous avons eu assez de Bush”, avait déclaré il y a trois ans la mère de Jeb, Barbara Bush. “L’électorat était apparemment d’accord”, note USA Today. Le retrait du candidat après un dernier échec en Caroline du Sud semble bien marquer la fin d’une des plus grandes dynasties politiques américaines. A moins, tempère le quotidien, que le fils de Jeb, George P. Bush – “une étoile montante” dans les cercles républicains – ne reprenne le flambeau.

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