Les temps forts de la 22e édition du Salon international de l’édition et du livre à Casablanca

 |  Par
MOULAY RACHID

 

LITTÉRATURE – Du 12 au 21 février, les amoureux du livre ont célébré la littérature lors de la 22e édition du Salon international de l’édition et du livre (SIEL), inauguré par le prince Moulay Rachid. Lors de cette manifestation qui a mis à l’honneur les Emirats arabes unis, plus de 45 pays se sont réunis. Au total, 650 participants ont fait le déplacement et pas moins de 350 nouveaux ouvrages marocains ont été présentés au public. Retour sur les temps forts du SIEL.

La culture amazighe en force

Les Marocains s’intéressent de plus en plus à la culture amazighe, selon l’Institut royal de la culture amazighe (IRCAM) qui a participé pour la 14e année consécutive au SIEL. “Les efforts visant à la mise en oeuvre du caractère constitutionnel de la langue amazighe comme langue officielle commencent à porter leurs fruits”, a déclaré à l’agence MAP Fadoua Ataa Allah, chercheur à l’IRCAM. Le stand dédié à cette institution a même enregistré une “forte hausse des ventes des publications” concernant, entre autres, l’apprentissage de la langue amazighe.

L’islam radical, sujet de prédilection

Le SIEL a également été l’occasion pour plusieurs écrivains et chercheurs de tenir des conférences autour de leurs ouvrages récemment parus. C’est notamment le cas de Hassan Aourid, qui a signé son livre “L’impasse de l’islamisme”, mardi 16 février. Un ouvrage dans lequel le politologue appelle à séparer la religion de la sphère politique tout en soulignant l’impact de la radicalisation sur la société.

L’historien Nabil Mouline a quant à lui signé son dernier ouvrage “Le califat”, paru aux éditions Flammarion. Il revient sur les origines du califat dans l’histoire arabo-musulmane ainsi que son recours par l’organisation Etat islamique afin d’appuyer sa légitimité.

Enfin, Gilles Kepel a répondu présent à l’événement pour présenter “Terreur dans l’Hexagone” au stand Sochepress, le 12 février. Le politologue analyse notamment les répercussions des derniers attentats qui ont touché la communauté musulmane française.

Les hommages se multiplient

Un hommage a été rendu à plusieurs artistes marocains récemment décédés, parmi lesquels le dramaturge Tayeb Seddiki. Une cérémonie s’est tenue le soir du 17 février, organisée par les membres de sa famille ainsi qu’un grand nombre d’artistes marocains. Une initiative de la Fondation Tayeb Seddiki et du ministère de la Culture.

La photographe Leila Alaoui a été honorée au stand du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) en partenariat avec Amnesty International, pour qui elle s’était rendue au Burkina Faso afin d’effectuer une série de photo-reportages. Témoignages, projections de films et lectures à la mémoire de la photographe ont ponctué la cérémonie.

La 22e édition du SIEL s’est achevée sur l’hommage rendu à la sociologue Fatima Mernissi, décédée le 30 novembre 2015, par le stand de l’Université Mohammed V de Rabat. L’occasion de souligner l’impact de l’oeuvre de cette pionnière du féminisme au Maroc.

 

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