Street Organ Ritornellos par le Saudaá Group

Pour une nouvelle musique mécanique : une proposition contemporaine, itinérante et collaborative à l’orgue automatique

Un projet : Street Organ Ritornellos

Sans en altérer les caractéristiques, Street Organ Ritornellos pose un regard nouveau sur une machine « endémique » de l’instrumentarium européen : l’orgue automatique à cartons perforés, plus connu sous le nom d’orgue de Barbarie.

Un porteur de projet : le Saudaá Group

Sous des formules acoustiques variables, le Saudaá Group interroge la dimension poétique de la musique, par une approche contemporaine de l’orgue automatique et par la production de textures sonores puissantes et répétitives.

Under various acoustic formulae, the Saudaá Group questions the poetic dimension of music, using a contemporary approach of the automatic organ and through the production of mighty and repetitive sound textures. 

Le projet en détails

Le projet Street Organ Ritornellos pose comme objectif la création d’œuvres musicales originales pour orgue automatique, à travers un processus itinérant et continu marqué par la collaboration.

The project Street Organ Ritornellos has got one main outcome : to create new musical materials with the barrel organ, through an itinerant and continuous process enlighted by several collaborations. 

La proposition consiste, dans le cadre d’une tournée, à moderniser le rapport à l’instrument et faire évoluer son répertoire vers une musique de composition collective et hypnotique.

L’échange et la mobilité, fondements même de l’instrument, sont au coeur du projet : à l’occasion de dix résidences consécutives, des aspects spécifiques d’une culture donnée deviennent la toile de fond de la création et, par la même occasion, son fil rouge. Du culte des grottes dans la tradition Berbère aux réminiscences des Charrúas d’Uruguay, l’enjeu est de transcrire ces éléments millénaires en musique, à travers un travail de field recording et d’actions collaboratives.

Instrument traditionnel d’un peuple à la dérive, instrument de magie poétique accessible à tous, l’orgue est, dans ce projet, un prétexte pour soulever des contextes mais jamais n’en devient l’élément central. Parce qu’il intrigue, il porte en lui une force ouvrant la voix à d’autres. Ce projet est un voyage spirituel d’un an à la recherche du mystère mécanique, un élan au delà de « l’instrument-roi », un spécimen poétique qui pense la musique comme lieu de protection et de médiation ultime.

Un instrument : L’orgue de barbarie

Instrument portatif de musique populaire mécanique à vent, associant les techniques de l’orgue liturgique à celles de l’horlogerie et de la mécanique. Apparu au 16ème siècle, il est généralement joué sur les places publiques et dans la rue par des colporteurs, des mendiants ou des étrangers (du grec barbaros) qui lui donnèrent son nom. Il incarne une culture « non savante » vectrice de convivialité et le symbole d’une musique accessible à tous. Tout premier ordinateur (par la carte perforée), ancêtre de la musique assistée par informatique (et du langage MIDI) mais aussi catalyseur de liens sociaux, cet instrument ancien est plus que jamais ancré dans notre temps.

Portable wind instrument of mechanical popular music, associating the techniques of the liturgical organ to those of watch-making and mechanics. It appeared during the 16th century, embodying a friendly and accessible side of the music by usually being played on squares and in the street by peddlers.

L’instrument utilisé

L’orgue a été fabriqué sur mesure par Sébastien Schuetz, formé à la Fachstâtte historischer Musikautomaten et à l’École des Facteurs d’Orgues de Ludwigsburg, assisté de Frédéric Godin. Il est constitué de 42 flûtes en bois et d’un système à lecture pneumatique hybride, permettant, au choix, l’utilisation de cartons perforés – 29 notes – ou le pilotage MIDI – 42 notes -. Ce dernier système permet d’agir sur l’orgue en direct à partir de n’importe quel contrôleur électronique et de composer sans avoir recours à la perforation, longue et coûteuse, des cartons.

« Ces boîtes fragiles, hérissées de tuyaux, qui produisent parfois des sons bien touchants, mais souvent aussi abominables, vu le peu d’entretien que leur apportent leurs misérables propriétaires, viennent-elles du ciel ou de l’enfer ? » Antoine Lèsetout, Nos musiciens de rues

Pays par pays

Casablanca, Maroc : The Ultra Laboratory Résidence de création autour du culte des grottes au Maroc et dans la tradition berbère, février 2016, (1 mois).

Montevideo, Uruguay : Espacio Uuu para música Résidence de création autour des réminiscences de l’identité indigène charrúas, mars 2016, (1 mois).

Buenos Aires, Argentine : La Paternal espacio proyecto Résidence de création, avril/mai 2016, (1 mois).

Tokyo-Onishi, Japon Essais musicaux sur la forêt japonaise et participation à l’exposition collective de fin de résidence de Shiro Oni, lieu de résidence d’Onishi, mai 2016, (3 semaines).

Oulan Bator, Mongolie Création autour du Morin Khuur, violon à deux cordes, en partenariat avec the Art Council of Mongolia et l’Institut Français, juin 2016, (1 mois). Obinista, Estonie : Okuko Résidence de création, juillet 2016, (1 mois).

Viseu, Portugal Invitation au festival Jardin Efémeros, juillet 2016, (A/R). Ólafsfjördur, Islande Résidence de création à Listhus, août 2016, (1 mois).

Akhalkalaki, Géorgie Résidence de création à Art Villa Garikula et participation au festival d’art contemporain Fest i Nova, septembre 2016, (1 mois).

Erevan, Arménie Recherche et création à Art and Cultural Studies Laboratory et à Instiute for contemporary Art, autour de l’instrument traditionnel du peuple arménien : le doudouk, octobre 2016, (1 mois).

Beyrouth, Liban Résidence de création à the Mansion, novembre 2016, (1 mois). Athènes, Grèce Résidence de création à Y residency, décembre 2016, (2 semaines).

Documenter

Tout au long de l’aventure, des artistes locaux viennent documenter le processus de création par des photographies, des vidéos, des contenus graphiques ou littéraires qui s’ajoutent aux traces collectées par le protagoniste lui-même. Au regard du voyageur ébloui par les paysages, nous avons préféré celui de l’habitant, voyant sur ses terres arriver « le musicien étranger ». Ce corpus sert de base à la constitution de témoignages représentatifs des finalités poursuivies : montrer la musique mécanique au 21e siècle et parler d’un système de valeur emmené par l’expérience poétique.

Suivre le projet > www.streetorganritornellos.com

Partenaires

Ce projet est rendu possible grâce au concours du Fonds de Dotation Agnès B. et de 120 producteurs indépendants. Il est soutenu par France Musique, la Blogothèque et le magazine Kiblind.

Contacts et soutiens

Alexis Paul saudaa@armuresprovisoires.com http://www.streetorganritornellos.com

Musicien et acteur culturel engagé dans la production de contenu poétique. Membre de Belle Arché Lou, Saudaá Group et Dianthus, a collaboré avec Alma Forrer, Hraïr Hratchian ou Benoît Pioulard. Fondateur de Humanist music, Humanist S.K festival, Armures Provisoires et du projet « Lieu/x ». Travaille actuellement à la création du Groupe de Magie Poétique.

Dossier de présentation

 

 

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