“Madame Bovary” reprend des couleurs

Avis aux passionnés : le manuscrit du chef-d’œuvre de Flaubert est publié pour la première fois. L’occasion de voir qu’un génie peut être un laborieux…

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Depuis quelques années, les éditions des Saints-Pères se sont spécialisées dans la reproduction manuscrite des chefs-d’œuvre de notre patrimoine culturel. Bien souvent, les manuscrits originaux dorment dans des coffres sécurisés, chez des collectionneurs privés ou dans des institutions publiques. Pas facile, pour les passionnés, d’y avoir accès et de ressentir le frisson intime qu’offrent ces pages sacrées. Comment l’auteur a-t-il écrit son texte ? Par quels détours est-il passé pour trouver son chemin ? Que révèlent toutes les ratures de ses brouillons ? Parmi les petites découvertes de cette petite maison d’édition normande (comme son nom ne l’indique pas !), on citera le manuscrit de V ingt Mille lieues sous les mers de Verne,Les Fleurs du mal de Baudelaire, Le Voyage au bout de la nuit de Céline ou, plus près de nous, Hygiène de l’assassin, le premier best-seller d’Amélie Nothomb…

Chaque page est raturée, montrant que jusqu’au bout, l’auteur a voulu soigner son écriture et son récit.

C’est un autre grand texte qui est exhumé cette fois. Puisqu’il s’agit du manuscrit deMadame Bovary. Conservé à la bibliothèque de Rouen, ce document totalement inédit offre une plongée fiévreuse dans le roman culte. Et cette fois-ci l’expression « roman culte » n’est pas galvaudée. On découvre ainsi que le grand Flaubert était aussi génial que laborieux. « La Bovary marche à pas de tortue », se confie-t-il à Louise Colet dans une lettre, le 13 septembre 1852. Il mettra en effet plus de cinq années à rédiger ce classique, et les pages raturées sont nombreuses. Il ne cesse de réécrire ses chapitres, de les relire à voix haute, de transformer son intrigue. Pour les amoureux de la littérature, cette édition sera comme une bible.

Le roman paraît d’abord en feuilleton

Inspiré par un fait divers (l’affaire Eugène Delamare), Flaubert a l’ambition de s’affranchir du romantisme, et c’est tout de suite un coup de maître. En octobre 1856, le roman paraît en feuilleton dans La Revue de Paris. Malgré des coupes imposées à l’auteur, c’est tout de suite le scandale, et Flaubert est accusé d’outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs par le procureur Ernest Pinard. Mais n’est-ce pas souvent ainsi que commencent les grands succès ? Deux mois après, Madame Bovary est publié par l’éditeur Michel Lévy : plus de vingt mille exemplaires s’écoulent en quelques jours !

Parions que la frénésie autour de ce texte ressuscitera : seuls 1 000 exemplaires numérotés seront mis en vente sur le site de l’éditeur ou sur Amazon. Alors, si « Madame Bovary, c’est vous », dépêchez-vous ! Ce tirage de tête se distingue par sa couverture rouge de l’ouvrage qui ne le fait ressembler à aucun autre…

Gustave Flaubert mettra 5 ans pour achever son livre

Date de sortie : 15 mars 2015 (à commander dès aujourd’hui)

Nombre de pages : 496

Poids : 4,2 kg

Largeur : 25 cm

Hauteur : 35 cm

Prix : 189 euros

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