La Marche verte, un film signé Youssef Britel !

 

Youssef Britel, “le britel” pour les intimes nous fait revivre la marche historique de la Marche Verte au cinéma. 350 000 personnes ont participé au destin du Maroc selon le souhait du monarque de l’époque. Al Massira a été produit par Othmane Benzakour et Mehdi Belhaj! Des acteurs de renom participent à ce film, entre autres Mourad Zaoui, Rachid El Ouali, Driss Roukhe, Zineb Triki. Bon film! Dima Maghrib!

La bande annonce, c’est par ici.

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Deux projets cinématographiques réussis

Le court-métrage Houkak, signé Younes Yousfi

Houkak-de-Younes-Yousfi

http://nssnss.ma/culture-maroc-international/20-06-2015/houkak-un-film-de-younes-yousfi.html

http://www.welovebuzz.com/tv/superbe-court-metrage-marocain-houkak-lhistoire-dune-bienveillance-absente/

Le long métrage La Source des Femmes, réalisé par Radu Mihaileanu:

Les actrices les plus performantes dans le film sont Leila Bekhti, Amal El Atrach et Biyouna

Biyouna+La+Source+Des+Femmes+Premiere+64th+W0mzLSOcyzol

http://www.amalelatrache.com/index.php

Un film recommandé par Cultur’elle: “Still Alice”

Julianne Moore est incroyable dans ce film. Sa douceur et sa fragilité font du combat de la maladie d’d’Alzheimer, un combat noble et courageux. 

Moment fort du film: Le discours d’Alice dont voici l’intégralité.

http://www.kaakook.fr/punbb/viewtopic.php?id=343

“Bonjour, c’est un honneur de parler ici.
La poétesse Elizabeth Bishop a écrit ces vers: “L’Art de perdre est aisé à maîtriser, il semble que tant de choses soient faites pour être perdu que leurs disparitions n’est en rien une désolation.” Je ne suis pas poétesse, je suis quelqu’un qui vit avec un Alzheimer précoce et à cet égard, il me faut apprendre l’Art de perdre au quotidien. Je perd mes repères, je perd les objets, je perd le sommeil mais surtout je perd les souvenirs. Toute mon existence, j’ai accumulé les souvenirs. Ces souvenirs constituent d’une certaine façon ma plus grande fortune : le soir où j’ai fait la connaissance de mon mari, la première fois que j’ai eu mon manuel entre les mains, les enfants qui naissent, les amitiés qui se nouent, les voyages qui mènent de part le monde. Tout ce que j’ai accumulé dans la vie, ce pourquoi j’ai travaillé d’arrache-pied, aujourd’hui je me vois dépouillée de tout cela. Ainsi que vous l’imaginez ou ainsi que vous le savez, c’est l’horreur et le pire est à venir. Qui peut bien nous prendre au sérieux si nous ne sommes plus que l’ombre de ce que nous étions ? Notre comportement étrange, notre conversation tâtonnante, change la perception que les autres ont de nous et celle que nous avons de nous même. Nous en devenons ridicules, incapables et comiques, mais cela n’est pas nous, c’est notre maladie et à l’instar des autres, cette maladie a une cause, une évolution et des chances d’avoir un remède. Mon désir le plus cher c’est que mes enfants, nos enfants, la génération à venir n’ai pas à affronter ce que j’affronte moi. Mais pour l’instant je suis vivante, je me sais vivante, je suis entourée de gens que j’aime tendrement, j’ai des projets pour ma vie, je peste contre moi même quand ma mémoire me joue des tours mais j’ai toujours des moments dans la journée de pur bonheur et de joie. Et ne pensez pas que je souffre le martyr, je ne souffre pas, je me bats afin de demeurer dans la course, de rester connectée à celle que j’ai été un jour, alors je me dis : “vis dans l’instant”. Je ne peux d’ailleurs rien faire d’autre que de vivre dans l’instant et de ne pas trop me culpabiliser d’avoir maîtrisée l’Art de perdre. Cependant je fait tout pour être raccrochée au souvenir d’avoir parlé ici. Il va s’envoler, je le sais bien, demain il ne sera peut être plus là. Mais je suis très fière de faire ce discours aujourd’hui telle la personne pleine d’ambition que j’étais autrefois fascinée par la communication. Merci de m’avoir donné cette chance, Merci.” 

Cultur’elle: https://www.facebook.com/culture.en.partage

Mawazine 2015: une édition bilan

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La 14ème édition du Festival Mawazine Rythmes du Monde se clôturera le 6 juin. On en gardera beaucoup de souvenirs et de controverses. Jennifer Lopez, J-LO a ouvert le bal en enflammant la scène de l’OLM Souissi et ses 160 000 spectateurs en se déhanchant de droite à gaude, de haut en bas contre dit-on “les moeurs du pays”. Le show de J-LO est mal tombé dans un contexte assez sensible puisque quelques jours avant Nabil Ayouch avec les extraits de son film Much Loved Zin Li Fik diffusés sur la toile avait ressorti les dessous du tabou de la prostitution. Selon le gouvernement en place, l’image du Maroc a été mise en cause. On retiendra aussi les deux FEMEN qui ont manifesté devant la Tour Hassan et le concert de Placebo dans lequel le guitariste du groupe a écrit sur son torse article 489, en gros soutenant “la cause gay” au Maroc. Au fur et à mesure des années, la scène de l’OLM Souissi est devenue mythique, une sorte de Walk of Fame version Rbatie. Rabat, la capitale du Royaume s’est transformée le temps d’une dizaine de jours en un récit de Bande Dessinée. Les événements se sont succédé, chacun y a apporté sa “touch”. Le pays bouge, les gens réfléchissent. Une rumeur a circulé sur les réseaux sociaux informant que le Roi avait donné ses hautes instructions pour mettre un terme à Mawazine. Ce n’était qu’une rumeur. En attendant, M. Le Ministre de la Communication n’a pas le moral au beau fixe car il boude les médias. Pourvu que ça change. Ce soir, Jeudi, les spectateurs chanteront avec Sting, “An English Man in New York” à Rabat. Allez Ramadan approche à grands pas et l’été aussi. Toutes ces péripéties ne seront que de vieilles histoires à raconter aux générations futures.

La documentation sur Mawazine disponible sur le site web du Festival. 

Source: http://www.festivalmawazine.ma/charte-du-festival

C’est le 18 mai 2002 que la représentation de la Diablada donne le la au Festival Mawazine Rythmes du Monde. Grâce à son spectacle déambulatoire haut en couleurs, la troupe bolivienne leva le rideau sur une nouvelle manifestation et donna l’espoir aux festivaliers de pouvoir accéder à une pluralité sans précédent. Dès ce jour, le Festival et ses organisateurs se sont engagés à offrir au public marocain une animation culturelle d’envergure internationale, de qualité, et aux goûts de tous.

Plus de dix ans plus tard, l’Association Maroc Cultures s’efforce toujours d’honorer cette promesse en organisant ce qui est devenu au fil des années, l’un des plus grands festivals au monde. L’organisation de l’événement n’a pu se faire sans un certain nombre de fondements et valeurs défendus par Maroc Cultures et énumérés ci-dessous :

Le spectateur au centre de nos préoccupations – Diversité, tolérance et partage

Rabat, capitale du voyage culturel

Un festival aux apports sociaux divers

Un festival autonome et indépendant de l’argent public

LE SPECTATEUR AU CENTRE DE NOS PRÉOCCUPATIONS – DIVERSITÉ, TOLÉRANCE ET PARTAGE

UN FESTIVAL PLURIEL :

La mission principale du Festival Mawazine Rythmes du Monde telle qu’énoncée lors de la création de l’Association Maroc Cultures est de « garantir aux publics de la Région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaërs, une animation culturelle et artistique d’un niveau éminemment professionnel, digne de la Capitale du Royaume». A cet effet, le Festival met un point d’honneur à respecter les goûts, les désirs, et les penchants de chacun. Riche et éclectique, sa programmation réunit des grands noms de la scène marocaine et panarabe, des stars de renommée internationale et des interprètes reconnus des principales traditions musicales de la planète. Parallèlement aux concerts, l’évènement est également le lieu de créations musicales originales, de spectacles de rue, d’ateliers et de tables-rondes autour desquelles de grands penseurs, des philosophes et des artistes invitent à la réflexion autour de la musique au Maroc et dans le monde. Par ailleurs, le Festival œuvre constamment à la rencontre des cultures en invitant des artistes de qualité en provenance du monde entier – pas moins de 35 nationalités étaient présentes en 2013. A travers des styles variés et des personnalités de tous horizons, jeunes talents ou stars confirmées, le Festival Mawazine Rythmes du Monde reflète la création actuelle dans tous ces états.

UN FESTIVAL ACCESSIBLE:

Une attention particulière est portée à l’accessibilité de la population marocaine aux concerts et événements organisés par l’Association. Avec un accès gratuit pour 90% des concerts, le Festival Mawazine Rythmes du Monde soutient l’accessibilité de tous les marocains à la culture. Cet engagement est renforcé par la présence de 7 scènes réparties sur un vaste périmètre, à Rabat et Salé, afin de toucher un maximum de personnes.

Les différents sites du Festival sont également conçus pour optimiser l’accessibilité des différents publics et leur permettre de vivre l’expérience Mawazine dans sa totalité. Ainsi, l’Association Maroc Cultures met un point d’honneur à permettre à tout type de public de profiter pleinement des spectacles. Dans cette optique, des plateformes surélevées avec rampes d’accès pour handicapés sont placées au sein des principaux sites. Un dispositif complet est également mis à leur disposition (accueil, sécurité, adaptation des équipements…)

UN FESTIVAL AUX NORMES :

Par son aspect festif et culturel de haute qualité, le Festival attire un public nombreux, ouvert et réceptif. L’objectif des collaborateurs du dispositif de sécurité et de santé du Festival consiste à offrir les meilleures conditions de confort et de sécurité à l’ensemble des festivaliers. Pour permettre au public de suivre les concerts le plus confortablement et le plus sûrement possible, le Festival se déroule en conformité avec les standards internationaux en vigueur. Les scènes, les installations, les couloirs de circulation, les issues de secours, et l’ensemble des infrastructures ouvertes au public bénéficient de conditions de sécurité optimales ainsi que de la présence quotidienne des forces de l’ordre, de la protection civile, ainsi que de services de santé.

RABAT, CAPITALE DU VOYAGE CULTUREL

UN INTERMÉDIAIRE ENTRE TRADITION ET MODERNITÉ :

La clé de voute du Festival est incontestablement la ville de Rabat qui, depuis plus d’une décennie, est le lieu de représentation d’une multitude de spectacles mis en scène de manière différente au sein de décors distincts. Loin d’être seulement spectatrice, Rabat participe grandement au succès du Festival en mettant à disposition rues, monuments historiques et lieux symboliques de la culture marocaine. En accueillant cet événement unique, la ville –classée au patrimoine mondial de l’UNESCO- se transforme chaque année en véritable scène à ciel ouvert permettant ainsi de promouvoir l’authenticité de l’histoire de la Capitale tout en oeuvrant pour la création d’un Maroc moderne et ouvert.

UN FESTIVAL AU SERVICE DE SES COLLABORATEURS :

L’impact de Mawazine ne se limite pas à l’industrie du spectacle. Au total, 3 000 emplois directs et indirects bénéficient du festival. En 2011, Mawazine a ainsi généré à 22 % de croissance du chiffre d’affaires touristique de Rabat.

Trois secteurs bénéficient de l’effet Mawazine via une croissance significative de leurs chiffres d’affaires. Avec une croissance évidente de leur chiffre d’affaires, le commerce de détail, la restauration et le secteur du transport voient leurs chiffres d’affaires croître en moyenne de 30% pendant le festival. Pour ces commerces de proximité, le festival est une source importante d’activité.

Durant le Festival, les hôtels connaissent une croissance moyenne de leurs chiffres d’affaires de + 22 %. Pendant le festival, le taux d’occupation des hôtels est de 100% pour les 4/5 étoiles et de 63% pour les autres hôtels. C’est deux à quatre fois plus qu’en période normale.

UN FESTIVAL AUX APPORTS SOCIAUX DIVERS

LA PROMOTION DES JEUNES TALENTS ET DES ARTISTES MAROCAINS

Faire rayonner le Maroc, c’est aussi mettre en avant les artistes marocains. Mawazine est une plateforme importante pour des centaines d’artistes qui ont peu d’occasion d’exprimer leur talent et qui grâce à un festival aussi prestigieux, rayonnent dans le monde entier. Mawazine est le seul festival du pays à accorder près de la moitié de sa programmation aux meilleurs représentants de la musique marocaine. Des stars, comme RedOne ou Nass El Ghiwane, mais aussi des jeunes talents repérés grâce à Génération Mawazine ont pu se produire sur les scènes du Festival ou participer aux ateliers de l’événement. Cette présence se construit aussi grâce à des créations uniques qui mettent en valeur la contribution des artistes marocains et étrangers. En effet, nombre d’artistes internationaux ont participé ces dernières années à des créations emblématiques. En 2009, l’Italien Ennio Morricone a travaillé avec une chorale marocaine. En 2010, le maître incontesté de la guitare électrique, Carlos Santana a créé l’événement en invitant son homonyme gnawi mâalem Bakbou à se produire à ses côtés à l’OLM. La même année, à l’occasion des 10 ans de Mawazine, c’est l’américain Quincy Jones et le producteur marocain RedOne qui ont travaillé ensemble à la reprise en arabe du tube de Quincy Jones, Tomorrow, une chanson dédiée à l’enfance, à l’espoir et à la paix. Doublée d’un clip qui a rassemblé des artistes arabes et américains, cette création originale a été conçue dans le même esprit que We are the world, une chanson caritative produite en 1985 en réaction à la famine en Ethiopie. Les recettes de ce projet ont été reversées à des associations de protection des enfants dans les pays arabes dont des associations marocaines. En 2011, l’Algérien Safy Boutella a revisité en compagnie du groupe le répertoire de Nass El Ghiwane. Sans compter l’ensemble des collaborations qu’a connu l’Orchestre Symphonique Royal avec des artistes emblématiques tels que Roger Hodgson, Sting, Nigel Kennedy, Georges Benson…

LE SOUTIEN DE CAUSES SOCIALES ET LA DIFFUSION DES VALEURS DU ROYAUME

De manière discrète mais concrète, l’Association Maroc Cultures soutient plusieurs causes socio-culturelles. Depuis 2013, une politique incitative en faveur des personnes en situation de handicap a été mise en place. Cette politique se matérialise par la dotation de dizaines de places gratuites en faveur d’associations oeuvrant pour l’insertion des personnes en situation de handicap dans le milieu socio-éducatif.

Mawazine a aussi pour vocation de porter le modèle culturel marocain à l’étranger, tout en œuvrant à la diffusion des valeurs que porte le royaume : la tolérance, l’échange et la diversité. C’est pourquoi le festival offre depuis toujours une programmation qui appréhende toutes les cultures du monde. C’est aussi pour cette raison que le festival a organisé, en 2011, le concert « Les Voix de la paix ». Initié en réaction à l’attentat de Marrakech. Ce concert a rassemblé sur le circuit automobile de la ville Rouge près de 45 000 personnes venues écouter pendant 7 heures des stars de la musique (Quincy Jones, Lionel Richie, Mory Kanté, etc.) et des artistes marocains (Nass El Ghiwane, Hajja Hamdaouiya, Saida Charaf, etc.) A cette occasion, un chèque de 3 500 000 dhs a été reversé par Maroc Cultures aux familles des victimes marocaines et étrangères.

UN FESTIVAL AUTONOME ET INDÉPENDANT DE L’ARGENT PUBLIC

Depuis 2012, le Festival Mawazine Rythmes du Monde est l’un des seuls événements marocains à ne percevoir aucune contribution publique grâce au développement d’un modèle économique fiable et rentable pour le Festival. Les revenus variables (billetterie, cartes, espaces publicitaires, etc.) représentent désormais 68 % du budget total de Mawazine qui, du même coup, a considérablement réduit sa dépendance aux sponsors privés. Ce résultat est le fruit d’une longue évolution qui, depuis 11 ans, a permis à Mawazine d’être presque entièrement autonome.

Aujourd’hui, plus que jamais, Mawazine est un événement citoyen gratuit dont l’indépendance économique est assurée grâce aux succès que rencontre chacune de ses éditions et à la fidélité de ses spectateurs et au soutien pérenne de ses partenaires.